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Les
compagnies d'aviation civile chinoises observent le « triple
non » contre la demande de l'UE sur la taxe carbone
Sur instruction du Conseil des affaires d'Etat, l'AACC
(Administration de l'aviation civile de Chine) a passé une
interdiction le 6 février aux compagnies d'aviation
chinoises de se soumettre au système européen ETS de la taxe
sur les émissions de carbone.
Ensuite, des officiels de l'UE ont appelé les compagnies
chinoises à considérer le règlement de la taxe carbone comme
une obligation.
En réponse à cette relance, un responsable de l'Association
du transport aérien de Chine (ATAC) a réitéré que son
association et les compagnies d'aviation chinoises vont
suivre fermement la position du gouvernement et boycotter la
taxe carbone imposée par l'UE. De nombreuses compagnies
d'aviation chinoises ont également renouvelé leurs décisions
de poursuivre le boycott.
ATAC : insister sur le principe du « triple non »
Chai Haibo, secrétaire en chef adjoint de l'ATAC, a rappelé
aux compagnies d'aviation civiles chinois le principe du «
triple non » face à la demande de l'UE, soit « ne pas
participer aux transactions du marché européen des quotas
d'émission ; ne pas déposer de projets de surveillance aux
pays chargés de la gestion de la taxe carbone de l'UE ; ne
pas négocier les conditions avec l'UE sur la taxe carbone ».
Selon Chai, le gouvernement va jouer un rôle crucial dans le
traitement des demandes de l'UE sur la taxe carbone, et
toutes les mesures de rétorsion seront validées avec
l'approbation du gouvernement seulement. Maintenant, l'ATAC
appelle vivement tous les organes gouvernementaux concernés
tels que la Commission nationale pour le développement et la
réforme et le ministère des Finances à le rejoindre dans le
boycott de la taxe carbone de l'UE.
Les compagnies d'aviation civile chinoises se préparent à
porter plainte
Selon des initiés, les compagnies d'aviation civile
chinoises vont se mettre en accord avec l'ATAC et le
gouvernement dans le boycott de la taxe carbone imposée par
l'UE.
A cet effet, l'ATAC a déjà échangé des opinions et organisé
des discussions, au cours de l'année 2011, avec plusieurs
compagnies telles qu'Air China, China Southern, China
Eastern et Hainan Airlines sur la prise en contact avec des
experts et des cabinets d'avocat en Europe pour y porter
l'affaire en justice.
china.org.cn 2012/02/09
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